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La Foune

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Founewrote:
Ah un ancien Tire la langue !
Ca fait plaisir...
Quelques petites maternités résistent comme tu peux le constater sur ce blog...
Aujourd'hui par exemple, j'y suis (celle à 280 accouchements où j'ai déjà fait quelques postes dessus). C'est très intéressant car on y gère pas que l'obstétrique mais aussi la gynéco et un peu aussi toute l'oraganisation surtout quand il ny a pas de secrétaire comme aujourd'hui. On y voit beaucoup de patientes qui repassent avec leurs enfants pour faire un coucou où pour des problèmes d'allaitement ce que l'on voit beaucoup plus rarement ailleurs car les structures plus grosses sont forcément plus impersonnelles.
Au plaisir de correspondre avec toi.
Oct. 28
bonjour,
 
la lecture de ce blog m'a rappelé mes débuts de sage-femme, en 93.
Au menu de l'époque: fermeture des maternités de moins de 300 naisssances, malgré une ambiance géniale pour les couples... fermeture pour des raisons de "sécurité" ( bien sûr!!)...
alors un seul choix: le sac à dos, les voyages dans les petites mat. , des équipes formidables, des heures et des heures de trajets, à l'autre bout de la france, plutôt que d'être au chomage. des frais de route insensés mais une expérience certaine pour s'adapter!!
Et ce jour, avec la réforme hospitalière : la même histoire se répète! nos dirigeants politiques m'exaspèrent... le val de grâce n'est pas là pour rien!!
 
Bien agréable , ton style d'écriture ...bonne continuation!
Peut-être au plaisir de correspondre,
Bonne(s) garde(s)!
 
Oct. 27
Founewrote:
Salut, tu peux m'envoyer ton questionnaire à cette adresse, jypi@hotmail.fr
J'ai  4 ou 5 amis sf hommes...si tu veux
Oct. 9
Mathieuwrote:
salut
ba en fait gt en train de me ballader sur notre ami google pour voir les nouveaux sites concernant les hommes sage femme juska ce que je tombe sur ton blog!!!
je suis étudiant sf francais en belgique en 4ème année dc je finis cette année.
en fait ca fait deja plaiz de lire tes remarques ca resume bien les difficultes du quotidien dun homme sf mais aussi la volonte de fr un metier qui ns plait reellement !!!
jenvoie un peu une bouteille d eau a la mer
je fais un memeoire sur les hommes sf et je collecte deci dela tous les vecus raisons que les hommes qui ont chois commme moi ce fabuleux metier ont fait ce choix
voila ptet a plus
continue ainsi
 
Oct. 7

Un Sage-Femme

Pas très sage, pas très femme non plus !
December 23

FERMETURE DU BLOG

A cause d'un gros problème dans ma messagerie hotmail, je ferme ce blog que j'ai intégralement déplacé à l'adresse suivante:
http://unsagefemme.blogspot.com



December 10

Ses pères qui m'insupportent...

Il y a vraiment certains pères qui m'exaspèrent pas leurs comportements.
Hier soir, j'en ai trouvé un dans le lit de sa femme à sa place pendant qu'elle tourne debout en rond, les chaussures contre le rebord du lit, regardant son match de football...
Mais le meilleur c'est celui d'après, qui t'appelle pour changer son gosse, alors que c'est son deuxième enfant,  qui est resté dormir avec sa femme césarisée et qui t'accueille en slip. Grrrrr. T'as franchement envie de lui dire de se rhabiller vite fait et changer son gose lui-même, qu'il est là pour ça sinon je n'en vois pas la raison.
Je suis certes un peu intolérant mais l'image de l'homme est déjà pas bien bonne au sein des maternités et ces hommes là y contribuent...
 
November 14

Débloquer une situtation

Lors de ma dernière garde, je suis une patiente qui attend son deuxième enfant.
Elle est déclenchée pour convenance, pratique très développée dans le privé qu'on ne retrouve pas dans le public.
En tant qu'élève, on apprend à développer notre esprit critique par rapport à nos pratiques, nos habitudes, nos gestes systématiques et surtout à s'opposer si l'on n'est pas en accord avec une conduite à tenir. On est sensé faire front à ce que nous demande le médecin si cela n'est pas justifier et qu'il n'y a pas une raison médicale.
Peut-être que cette attitude est possible dans le public mais dans le privé, c'est autre chose. Je n'ai jamais eu un tel cas se présenter à moi dans le public car les médecins étaient respectueux du postulat cité plus haut. De plus, je me sentais écouter, respecter et mon avis pouvait compter. Dans le privé, on ne connait personne et on n'est connu de personne ce qui rend la tâche plus difficile, surtout quand ta collègue ne te soutient pas. Tu te sens beaucoup plus sur un siège éjectable. Si t'es pas d'accord, on ne te reprendra pas. Alors on fait tête basse, et on s'exécute.Triste
Bref !
Ce qui m'énerve cependant, c'est de défendre ce qu'on me demande de faire contre mon gré.Agressif
La patiente est donc déclenchée pour fatigue. Mince ! Elle est quand même à 39 semaines, c'est long, c'est fatiguant d'attendre. Surpris C'est tellement plus simple de forcer les choses et de choisir ! Dehors le respect de son corps, de la nature, de l'ordre des choses ! Vive l'artificiel ! Vive le déclenchement ! Sarcastique
Je lance donc le déclenchement. Facile ! Tout est médicalisé, c'est facile de travailler. On sait ce qu'on doit faire et ce que l'on va obtenir, du moins ce que l'on souhaite obtenir.
Le synto (hormone synthétique qui donne des contractions) monte et monte et monte encore...Pas de contraction.Horloge
Au bout de trois heures, les contractions démarrent et c'est de suite toutes les deux minutes. La femme s'attendant à un accouchement rapide me faire part de son empressement, qu'elle souhaite un accouchement rapide, car une deuxième c'est toujours plus rapide. je lui explique c'est souvent vrai quand le travail est spontané mais que quand c'est artificiel c'est différent...Le savait-elle vraiment quand le médecin a accepté de la déclencher ?!
5 heures après le début, le col passe péniblement de deux doigts à 4 cm en étant optimiste, la tête reste très haute modifiant très peu le col.
La patiente porte mal son nom et ne l'est plus trop...(patiente!)
Je décide donc de rompre la poche des eaux. J'aime bien la garder un maximum cette poche, bien souvent elle suffit à dilater correctement le col et elle est une solution quand la dilatation stagne, un moyen de recours pour faire quelque chose.
Pose de la péridurale, poche rompue et deux heures après toujours rien, pas de modification.
La (im)patiente s'exaspère devant se manque de progrès. Cependant elle est volontaire pour tout essayer, je lui propose donc de s'assoir en tailleur car avec la peri elle n'est plus en mesure de marcher ne sentant plus sa jambe gauche.
Une heure après toujours rien.
Cela fait 8 heures qu'on la bombarde avec du synto..Escargot
Je suis déprimé, la garde à été complètement folle pendant 5 heures, ne faisant plus surface devant le car de femmes enceintes arrivant à la mat en même temps. J'ai un coup de mou, je ne sais plus quoi faire, je suis fatigué de mon enchainement trois nuits repos trois jours. J'en parle à ma collègue qui me répond qu'elle va me dépasser (elle a une patiente déclenchée pour convenance également-une médecin qui a fait 150 bornes pour accoucher avec LE Dr XX-)...Merci ! Sympa ton conseil ! N'hésite pas à me demander quand t'as besoin...Clin d'oeil
Aller ! Ampoule Sur le coté jambe dans l'étrier, ce que certaines collègues appellent la position "de gasquet", qu'elle n'a pas inventé mais dont elle a donné son nom (énorme, ça !).
Et la miracle, un quart d'heure après ça pousse ! Premier de la classe
elle accouchera encore deux heures après, avec difficulté ne poussant pas correctement, car ne ressentant rien (malgré la péri coupée).
Tout au long de la journée, elle me posa plusieurs fois la question :"Mais pourquoi cela n'avance pas !" Déçu
Et pourquoi je le serais moi !? Yeux roulants Peut-être, mais ce n'est que mon humble avis...que si tu ne te mets pas en travail spontanément c'est parce que ta gestation n'est pas finie, que ton enfant n'a pas envie de sortir aujourd'hui !
Au lieu de cela, je lui dis qu'aujourd'hui, il fait froid et qu'en plus il fait déjà nuit (plaisanter permet de rester sympa dans ces moments là)
J'avais une collègue où je travaillais avant (Danièle, repect !) qui disait toujours "Quand le fruit est mûre, y tombe !".
Cette phrase résume tout, je trouve. Non ?
Alors ne me demandez pas pourquoi cela n'avance pas !



November 13

"Je vous amène une collègue...elle va vêler !"

Je suis tombé sur un "rigolo" l'autre soir avant la fin de ma garde.
En parlant de sa femme, il m'a dit "Je vous amène une collègue, elle va vêler". Sa femme blasée par ses blagues n'a pas relevé.
Tout au long de la consultation, il n'a cessé de faire des blagues qui sont devenues très rapidement très lourdes...
La meilleure tout de même, je vous la livre. Je questionnais la patiente:
"- Vous avez gonfler...des mains...des pieds ?
- Non...
- Avez-vous des maux de tête ?
- Non...
- Vous voulez dire si ma femme est gonflante et qu'elle me donne le mal de tête..oui oui je confirme !"
Et tout le reste comme ça.
Il l'a traité de grosse vache par là, de femme supère sexy de l'autre, etc.
Un gros lourd...

Sinon je viens de m'enchainer plusieurs jours de gardes bien chargées. Je suis avec une nouvelle collègue, elle me porte la poisse. Je vais quand même pas me mettre à avoir du travail, pas moi ! Pas après 7 ans de gardes calmes ! Je ne peux pas le croire !



November 10

510 g + 590 g = Ca fait pas lourd...

Elle est arrivée hier soir, à 23SA+5j, à 7 cm, la poche dans le vagin.
On ne voyait même pas qu'elle était enceinte
Elle attendait deux bébés. Elle en a déjà 4.
Le CHU a refusé la mutation. Le SAMU pédiatrique est arrivé et la femme a accouché.
Le premier est arrivé rapidement, la tête la première, une petite fille de 510 grammes. Elle a crié de suite ou plutôt gaspé.
Pour le deuxième en siège, il y a eu une rétraction du col, ne passant pas sous Lenitral (puissant relaxant utérin), elle a donc eu une anesthésie générale.
Le garçon, un peu plus "gros", 590 grammes est sorti plus fatigué.
L'équipe de réa à géré dans un calme impassible, bien rodée qu'elle est !
Les deux ont été intubé.
Les deux prématurés ont pris le chemin de la néonat.
Le lendemain, j'ai reçu des nouvelles : Le garçon est sous une cloche d'oxygène sont pronostic vital est engagé alors que la petite fille semble plus robuste et est simplement intubée.
Quel avenir désormais pour ces deux petits "bouts" ? Ceux présents, hier soir, ne le seront jamais...
Le mari de la patiente a été stoppé en salle d'embarquement pour Shanghai.
La femme a pris tout cela avec une grande maturité et une sagesse incroyable, très lucide entre deux pleurs.
Une collègue m'a dit: "je lui souhaite que ses enfants ne tiennent pas le coup !" Elle a sans doute raison mais quand on a suivi cette femme, on n'arrive plus à penser à cela, on préfère rêver et se dire qu'ils vont sans sortir, sans aucune séquelle, ce qui semble pourtant peu probable.
Heureusement, la nuit c'est bien terminée avec une patiente, premier enfant, qui est arrivé à 3 cm, que j'ai mis dans le bain et qui une heure après accouchait.




October 24

A "quatre pattes"

Il y a un moment que je ne mettais pas fait un petit accouchement 100% naturel. J'étais mercredi soir dans une clinique avec présence obligatoire du médecin à l'accouchement, d'ailleurs bien souvent c'est eux qui font l'accouchement, posée dans les étriers, sur le dos et rien d'autre d'envisageable... Ce coup-ci son médecin partait en vacances et il fallait appeler par conséquent le gynéco de garde. La maman, une deuxième part arrive à 1H30 avec des contractions toutes les 5 minutes. Elle ne souhaite pas de péri: super ! Dans ces cas là, quand une patiente ne veut pas de péri c'est comme un défi lancé pour nous autres sages-femmes. Le but c'est de respecter son projet et surtout de faire en sorte qu'elle supporte jusqu'au bout, être suffisamment présent et soutenant pour l'emmener jusqu'au bout. Sinon, pour ma part, je considère cela comme un échec, si elle change finalement d'avis...
Je lui propose le ballon. Elle me rappelle une demi-heure après, elle est très algique, elle est à quatre pattes et rompt avant que je l'examine. elle est à 7 cm. Je la passe vite fait en salle et appelle une collègue pour qu'elle prépare de suite la table d'accouchement.
Arrivée en salle, elle se remet spontanément à quatre pattes. Elle a soudain envie de pousser, ce coup-ci elle a complète. Je la laisse donc dans cette position, puis elle commence à pousser. La tête est à la vulve mais cela ne progresse plus car elle se cambre trop au moment de la poussée, je vais donc chercher le ballon et je lui dit de prendre appui sur le ballon, cela corrige immédiatement la cambrure. elle m'avait dit auparavant vouvoir attraper son bébé aux épaules, c'est la position idéale pour le faire. On l'a regardé accouché, on a rien fait si ce n'est l'encourager.
elle l'a posé sur le lit et l'a regardé, le bébé était allongé sous elle qui était toujours à quatre pattes et ce moment était magique. Elle l'a regardé longtemps sous l'œil complice de son mari, lui a souhaité la bienvenue. Deux heures après elle est passée dans sa chambre debout.
Pas de péri, pas de perfusion, à quatre pattes et sans médecin (on l'a pas appelé car on sait comment cela se serait terminé...).
Un beau moment !
October 18

Pas de récession chez les bébés !...?

Mi-octobre et aucune garde prévue pour le mois de novembre...J'ai eu certes une interruption de téléphone portable pendant 10 jours mais c'est quand même le calme plat...
J'ai rencontré d'ailleurs d'autres intérimaires sages-femmes avec les mêmes soucis... si on analyse, nous sortons des vacances d'été, plusieurs jeunes et de plus en plus nombreuses sages-femmes sont sorties et occupent donc des nouveaux postes vacants. Normalement, je devrais quand même pouvoir poursuivre mon activité mais peut-être plus au jour le jour...Il y aura toujours des arrêts maladies et des congés maternels.
La récession chez les nouveaux-nés, ce serait surprenant ! De plus il faudrait attendre 9 mois.
D'ailleurs c'est la question du jour: Y a t-il moins de bébés quand une crise économique s'installe ? Pendant les guerres, est-ce le même constat ?
Rendez-vous dans 9 mois pour le savoir !
October 04

Consultation insolite !

Etat des lieux:
Vendredi soir.
Minuit et demi.
Salle d'accouchement.
Pas de patiente en travail.
Le téléphone sonne.
Les urgences nous appellent, ils nous montent une patiente qui a mal au sein suite à l'arrêt de son allaitement ?!?!?!
Pourquoi elle monte en salle ? Je ne sais pas !
Bref ! Je l'accueille.
Arrive en pyjama et veste trois-quart...(Où y a de la gêne, y a pas de plaisir !)
 
Son histoire:
Accouchement en mars 2007, allaitement maternel depuis 20 mois.
A décidé d'arrêter l'allaitement car sa fille lui mord désormais le sein (et oui à cet âge là, ça a des dents, ces bestioles là !).
elle souhaitait arrêter progressivement, du coup, elle ne donnait plus qu'un seul sein mais ne sait pas me dire depuis elle a stoppé sur l'autre.
Elle a également du mal à mobiliser son bras du même côté du sein qu'elle donne. ("Docteur ? J'ai le cancer du bras droit. quand je fais ça... bah je peux pas le faire, non mais là ça compte pas c'est un exemple"Coluche) Pas étonnant vu la grosseur du sein.
 
Examen:
Le sein droit est le double du sein gauche.
Pas de placard rouge, sein tendu, lait d'aspect et de viscosité normal, pas d'abcès. Apyrétique (pas de température).
Mamelon rouge et étiré.
Le lait coule tout seul pendant l'examen.
 
Conseils:
Arrêt de l'allaitement dès ce soir (puisque c'est ce qu'elle veut et vu le tableau, je l'encourage dans ce sens).
Lui réexplique qu'un sevrage progressif n'implique pas d'arrêter un sein mais de diminuer le nombre de têtées...
Explications pour drainer son sein afin qu'il soit moins douloureux le temps que le lait se tarisse de lui-même...
Paracetamol et au revoir madame.
 
Bilan:
Semble râvie.
 
Je vous jure quand même, dès fois, on se tape de ces consult...Pensif
 
 
September 21

Retour à la mat en Savoie à 280 acct/an

Me voilà de retour à la mat à 280 accouchements par an pour le week-end.
Programme du samedi, une consultation ! Et c'est tout ce que j'ai eu hier. 12 longues heures à ne rien faire sauf discuter avec l'auxi, l'aide-soigante et le pédiatre intérimaire également. Aujourd'hui il est déjà 13H00 et toujours rien. Pas un coup de fil, pas l'ombre d'une femme enceinte.
J'ai regardé le cahier d'accouchement. Il y a 4 naissances sur le mois de Septembre ! La dernière a eue lieu le 13 septembre et c'est la 169ième, vont-ils atteindre les 200 accouchements cette année ?
Bref, heureusement, il y a un grand salon avec une télé, cela passe un peu le temps... Bon allez c'est pas tout mais je viens de finir manger et je vais aller faire la sieste. Il parait qu'après on est plus productif...pour ne rien faire !
September 15

Suis-je à ma place ?

Hier-dimanche-troisième garde (pas de week-end), je suis en salle d'acc. Ma collègue a une patiente qui est déclenché et moi je me tourne les pouces.
Une consultation d'une patiente à terme est prévue. Cette patiente arrive-voilée-avec une autre femme (sa belle-sœur pour la traduction). Je l'a fait entrer et là rapidement malaise "elle est gênée que cela soit un homme, il y a pas une femme ?". Super, encore une fois, je me fais jeter comme un moins que rien, encore une fois on me juge parce que je suis un homme. Je n'insiste même pas pour commencer la consultation pour avancer ma collègue qui a déjà du travail, je n'ai plus envie de la suivre. Je lui dit alors très gentillement d'attendre patienter en salle d'attente car ma collègue a du travail et qu'elle viendra dès qu'elle pourra... Ma collègue aide à poser une péridurale. J'attends alors dans l'office. Quand elle ressort, je lui dit que la patiente est arrivée mais qu'elle ne veut pas d'un homme. Dégoûtée, elle me dit: "Même pas poser le monito?""Et bah elle attend !". Je suis mal à l'aise vis à vis de ma collègue, car du fait de mon sexe, on ne peut pas se partager équitablement le travail et du coup elle va avoir deux patientes à gérer en même temps et moi je vais l'a regarder travailler, assis sur ma chaise.
Je vais donc aider mon autre collègue en suite de couches, là où une femme voudra bien de ma présence...
Aujourd'hui je vais sur un autre blog, celui d'une élève Schiz'boulg, http://p1-et-plus.over-blog.com/ et dans les commentaires de l'article Soignant chaste et pur bis. je peux lire l'attitude de ses lectrices et les réponses de Schiz. Je ne me serais pas mieux défendu.
Merci alors à celles qui prennent notre défense.
Quand je me fais jeter je pense comprendre ce que peut-être la discrimination, je n'oserai pas faire la comparaison avec un homme de couleur car je ne peux imaginer ce que cela doit être au quotidien...
Mais effectivement c'est blessant. Alors en suite, je cogite et quand je cogite trop je me dit peut-être, tu devrais faire autre chose où on ne remettrait plus en cause ta place. Mais j'aime ce métier, l'émotion qu'on partage avec le futur couple est sans commune mesure avec tous les autres métiers qui pourraient m'intéresser.
Heureusement avant hier, j'ai suivi une patiente adorable qui m'a remercié à plusieurs reprises avec insistance en me disant que j'avais été très doux et très calme et qu'elle était ravie. Ce genre de commentaire m'aide à tenir dans mes moments d'introspection "cafardeuse"...
Je n'ai pas à m'imposer face à une patiente qui ne veut pas d'homme et je ne le voudrait pas.
Religion, mœurs, coutumes, habitudes, préférence...peu importe l'argument.
Et comme le dit un proverbe arabe : "Chercher à se justifier quand on n'est pas coupable, c'est s'accuser."




September 01

Bilan d'un mois en grossesse pathologique

La dernière semaine fut très longue avec seulement deux patientes dans le service : une autre MAP et une patiente diabétique depuis l'âge de 15 ans.
Bilan positif mais la prochaine fois (si il y en a une !), je pense que je demanderais à aller en salle d'acc pour un peu plus d'adré...
Quoiqu'il en soit, cela m'a motivé à reprendre mes études. J'ai fais les démarches pour passer le diplôme universitaire sur les grossesses à "haut risque", comme il disent à Paris. J'attends maintenant leur réponse. C'est sur un an, à distance, trois jours de cours à Poissy, 600 boules et on retravaille les cours que l'on a déjà eus en sage-femme mais en approfondissant et les cours seront réactualisés. Il y a un mémoire également à faire. L'avantage, c'est que je vais apprendre les conduites à tenir de la capitale ! Dorénavant, dans certes mat, je pourrais m'opposer sur certaines conduites à tenir avec plus de confiance.
Cela ne va pas beaucoup me servir dans ma vie professionnelle de tous les jours mais je vais gagner en confiance en moi et c'est une petite revanche personnelle sur certains cours que j'ai survolés...
Je suis maintenant en vacances jusqu'au 12 septembre, c'est reposant dès le premier jour.
Pour les prochains mois, pour le moment, je ne découvrirai pas de nouvelles maternités. Donc je "philosopherai" plus sur notre pratique que sur l'organisation des maternités.

C'est parti pour un petit tour de voile sur la méditerranée !

August 23

Vive les grossesses pathologiques !

Sous ce titre provocateur, à prendre au second degré, je dois dire que je suis bien au deuxième étage, à côté du service de gynéco,  bien planqué dans mon office avec mon auxi de jours et tout seul la nuit. A part une petite fois où à 6 heures du mat', je suis aller prêter main forte en salle pour une petite demie-heure, il faut dire que les grossesses patho dans cet établissement, c'est la planque ! Bien que le service accepte 14 patientes, il est pas impossible comme ce dernier lundi de voir déborder un peu le nombre de patientes et les caler en service de gynéco au même étage. Mais dès le lendemain 11 départs me laissant par conséquent trois pauvres dames à m'occuper...
Même pas une seule sous perfusion, quelle tristesse, alors on parle et quand on a plus rien à se dire et bin...on parle alors avec les collègues...et puis quand on a plus rien à se dire et bin...on lit...on surf sur internet, on fait des sodokus et mots croisés..on fait passer les journées et la nuit bah là, c'est simple, on dort !
On a beaucoup de menaces d'accouchements prématurés (MAP): col à 4 cm; fermé sous spasfon per os, nécessitant une surveillance de tous les instants pour ceux qui savent ceux que cela veut dire et pour les autres néophytes, en gros, ces femmes s'embêteraient moins chez elles qu'à l'hôpital...
Côté logement je n'ai pas à me plaindre, je suis dans une chambre avec bureau, lavabo et télévision, chose que je n'ai pas chez moi pour me protéger de mon excès à outrance à larver devant, tel un mollusque invertébré, pendant des heures à regarder la télé-réalité en me complaisant d'en le fait que je rejoins par conséquent des millions de mes congénères... Et c'est tellement simple de s'abrutir. 30 secondes pour traverser la cours et je suis de nouveau dans le service. L'équipe est très sympa et le staff auquel j'ai assisté fut mythique que dis-je un moment d'anthologie...J'ai retenu plusieurs fois mon rire et je me suis bien lâché sur la fin. Certains comiques...euh médecins, sont bien meilleurs en "one man show" qu'en conduites à tenir obstétricales mais aux vues des MAP qui traînent dans mon services, je n'y allais pas en quête de réponses. Je dois dire à ce sujet que les obstétriciens sont bien présents et dès le matins, accompagnés de leurs esclaves internes pour les suivre à la trace et faire les ordonnances de sortie, faire les résumés du staff, tout le boulot d'ingrat. Du coup, on court pas après les médecins et c'est fort agréable dans un service où l'autonomie de la sages-femme est réduit à donner du paracétamol et du spasfon.
Bref ! Un bon stage. J'aime vraiment l'intérim dans ses moments là. Être présent, sans s'investir nulle part, personnellement. C'est très reposant. Ne pas avoir à plaire particulièrement. N'avoir rien à prouver.
Je me suis occupé d'une patiente, psychiatrique, 40 ans, 11ième grossesse, trois morts fœtales in utéro, premier mari mort, le deuxième, elle l'a ébouillanté. Le troisième blessé à l'arme blanche (l'épaule gauche, il a eu le temps de tourner un peu-elle visait le cœur-). Le quatrième, est psychiatrique comme elle mais en un peu plus sévère car il est alcoolique et violent de surcroit. Les 4 premiers enfants vivent avec le second père, les autres sont en famille d'accueil. La dernière née est en néonat et la trisomie 21 vient d'être confirmée. Les éducateurs sont venus prononcer l'OPP (Ordonnance de Placement Provisoire) demandé par le procureur en attendant que le juge rentre de vacances. Bref, la misère... Pour un peu elle rentrait presque chez elle sans contraception ! 
Vive les grossesses patho ! Rire(ils vaut mieux en rire... sinon on en pleurerait Yeux roulants!)
Je vous laisse sur cette note d'optimisme ! (Rassurez vous, mes vacances sont dans deux semaines...)
 

August 05

Encore une semaine à 72 heures !

Comme d'hab, j'enchaine grave les gardes....
Pas grand chose à raconter, rien de passionnant, de choquant, de marrant, rien que de l'ordinaire.
Hier et aujourd'hui je viens de faire deux gardes en suite de couches, heureusement peu de patientes et assez indépendantes, rendant la garde calme voire un peu trop, je m'ennuies et je n'aime pas car le temps est alors très long. Les patientes ne sont pas très bavardent non plus et puis c'est l'heure des visites.
Demain repos puis en fin de journée, dans le train, direction Roanne pour deux jours et deux nuits d'affilée. Mat à 2000 accouchements avec un service de grossesse patho. Je ne sais même pas dans quel secteur je vais bosser: salle, suite de couches ou grosse path...C'est tout moi. je m'en préoccupe guère, à vrai dire cela m'est complètement égale. Je vois le matin où on a besoin de moi et j'improvise !
J'ai cette chance, par rapport à de nombreuses collègues de ne jamais être stressé avant une garde.
En fait, je ne connais pas le stress, jamais été stressé pour le bac, ni les permis, ni la PCEM 1, ni le mémoire ou même mon DE de sage-femme. C'est une chance. certainement dû au fait que je ne me sens jamais complètement prêt, toujours un peu juste et que du coup, je n'ai rien à rater mais tout à réussir ou du moins à "sauver les meubles" comme on dit.
Bref! Comme les opposés s'attirent, d'après la physique, je me suis mis avec une hyper-stressée, qui malgré son excellence à tous les niveaux, n'est jamais satisfaite qui manque de confiance en elle et qui se sent toujours nulle bien qu'elle reçoive des éloges de la part de tout le monde....!!!
alors je la réconforte mais cela m'est difficile car je ne comprends pas comment elle peut se mettre dans des états pareils. Et mes mots sont souvent vains...
Pourquoi les filles se compliquent-elles tant la vie ?  Éternelle question que les hommes se poseront toujours...
 
A bon entendeuse, salut !
 

July 13

Clinique catho remake

Me voilà de retour pour 7 gardes à la clinique catho.
Plus j'y vais, plus cela me plait !
Il faut quand même dire que l'organisation reste un peu bizarre pour la salle: 2 sages-femmes de semaine, une de week-end avec possibilité d'appeler en renfort si besoin une petite sœur sage-femme. Et le weekend, c'est comme la semaine il y a des déclenchements et même de césariennes prophylactiques !!!!
Pour les suites de couche, par contre, c'est royal avec une sage-femme et deux autre sœurs, on se partage les trente patientes. On a, par conséquent, le temps de les chouchouter ses mamans.
Finalement ces petites sœurs sont réellement touchantes. Par leurs petites manières, leurs habitudes. Il faut mettre une agrafes dans le coin en haut à gauche pour lier ces feuilles entre elles... C'est leur mat et elles comptent bien qu'elle soit bien organisée.
Elles ont toutes un caractère particulier et parfois quelques mots dérapent "elle est niquée cette agrafeuse" se reprenant de suite "elle est abimée cette agrafeuse".
Certaines trouvent cela amusant de s'adresser à moi. Je suis le premier homme qu'elles voient dans cette profession et certaines on toujours un petit sourire quand elles me parlent et c'est fort plaisant. Alors je me prends au jeu. "Ma sœur, où puis-je trouver tel médicament..."
La dernière en date m'a même conseillé de proposer ma candidature à la cadre. A part la distance, 40 minutesX2/j, il n'y a pas grand chose qui me freine. Pour l'instant cependant j'aime cette liberté que me procure l'intérim et les nouvelle cliniques où nouveaux hôpitaux que je découvre. J'ai encore envie de bouger même si parfois, je trouve cela confortable de faire 10 gardes au même endroit.
J'en suis à ma 4ieme garde de suite et j'en ai encore une demain. Je sortirai d'un cycle de: jour, jour, jour, repos, jour, jour, jour, jour, jour. derrière 5 jours pour me reposer. aujourd'hui je suis au bloc sur Grenoble et il n'y a rein c'est trop reposant, on attend que cela bouge un peu avec ma collègue !
 
Une sonnette svp !!!!
 

June 28

30 min de repos, boulot !

Après une demie-heure de "repos" (cauchemars), je repars sur la Savoie pour ma dernière garde de cette semaine de 60 heures.
Je n'ai jamais eu une garde aussi mouvementée. 280 accouchements par an, c'est sympa quand tu tombes un des 80 jours restant sinon, ça court !
Je n'ai jamais été autant sollicité que sur cette garde, des "Jean-Philippe, il est où ?", j'en ai entendu. Si a cela, ne se rajoutaient pas les papiers et l'ordinateur...Bref !
J'ai quand même terminée cette foutue garde avec une bradycardie fœtale à 10 minutes de ma relève, deux heures de route m'attendant encore. Branle-bas de combat...Bébé pas engagé = césar. Je lui saute dessus, la sonde et j'attrape le gynéco déjà changé pour lui annoncer fièrement "on peut l'attraper, il est partie moyenne et elle pousse bien", "on s'installe en césar et on fait les forceps" Ouf ! Une césar pour rien en moins.
J'aurais pu faire mes transmissions, mais je suis descendu, faisant 2 heures de plus gracieusement offert mais le feeling passait bien avec cette patiente.
On s'est serrée la main à la fin en salle, c'était sincère. Dans nos yeux on lisait un contentement commun. Être passé à côté de la césar et le plaisir d'être ensemble pour cette naissance. Elle m'a remercié et j'en ai fait de même.
C'est pour ces instants parfois de courtes durées, qu'on aime ce métier, qu'on ressent ce sentiment d'aider ses congénères, d'être utile. Plein de choses passent au delà des mots et c'est beau. Des sentiments de joies, d'exaltation, d'exultation même !
Vive ces instants précieux, vive ce métier et vive ces femmes formidables...

June 26

Maternité de 350 accouchements par an !

Cette fois-ci direction le Cantal, dans une très jolie ville ou le centre ville se retrouve perché sur un rocher surplomblant lui même une colline.
Hébergé à l'internat, je rencontre quelques internes et médecins postés dans le salon pour voir la fin du match Italie-Espagne. Même si je ne suis pas trop foot, je les rejoins histoire de faire connaissance.
Le lendemain dans le service, nous avons 6 patientes, trois grossesses pathologiques et trois accoucheés et personne en salle.
Il y a une sage-femme (moi en l'occurence), une auxi, une infirmière, une aide-soignante, une élève sage-femme et une élève infirmière...!!!
Autant dire que c'est pas le boulot qui te tue là-bas !
J'apprends que l'élève sage-femme est en garde toute la semaine en 12 heures et qu'elle est d'astreinte la nuit et qu'on l'appelle à l'internat pour suivre le travail et les accouchements éventuels des patientes qui viendraient dans la nuit. Elle est donc dévouée corps et âme pendant trois semaines à la mat ! Un truc de fou mais c'est le seul moyen de faire un max d'accouchements.
Deux gardes où je n'ai rien fait. Ces maternités, bien que charmantes sont sur la sellette de part le faible nombre d'accouchement et leur trop grand nombre de personnel.
L'infirmière est là pour gérer les trois grossesses pathologiques, donc j'étais supposé être là pour les trois accouchées et avec mon élève, je me suis tourné les pouces et c'est long ! Du coup quand on à une consultation, on les bichonne...
 
Aujourd'hui, je suis en Savoie de retour dans la mat à 280 accouchements et une fois encore j'ai une accouchée qui n'a pas besoin de moi et il y a avec moi une auxi, une aide-soigante, une élève auxi qui a fini dans deux jours. Demain il ya beaucoup de travail, il paraît: une césar prophylactique, deux ablations de kyste de l'ovaire et trois consultations...Pourvu que ça dure !
June 23

Réponse de VSF

Je suis peu deçu, je pensais que le voyage se faisait en bateau mais c'est en avion et apparemment pour le moment ils ont suffisamment de sages-femmes. A poursuivre, je vais la tenter quand même en envoyant mon CV et lettre de motivation...
 
Voici la réponse:
 
Bonjour,
Merci de l'intérêt que vous portez aux actions de voiles sans frontières.
nous recherchons des sages femmes pour développer notre pôle mère enfant et
soutenir les programmes de PMI des zones sur lesquelles nous intervenons.
nous intervenons actuellement uniquement dans le delta du Sine Saloum, au
Sénégal, avec l'objectif de se déployer secondairement vers la Casamance.
Nos missions se déroulent entre décembre et mars. il y a entre 2 et 4 missions
par an. elles durent entre 15 et 20 jours. les dates ne sont pas encore
complètement fixées à ce jour.
ces missions sont composées d'une équipe comprenant un coordinateur, un
dentiste, un opticien, un médecin, une sage femme et une infirmière.
les trois premières personnes logent sur un voilier (et son navigateur) et
dispensent des soins dans 4 villages, pendant que la sage femme, le médecin et
l'infirmière passent 1 semaine dans un village a faire de la consultation en
binome avec les soignants locaux, de la formation continue et de l'éducation à
la santé.
Le rôle de la sage femme en particulier est un travail en collaboration avec la
sage femme du village, un échange et un apprentissage mutuel, un recul sur les
pratiques en cours, une mise à jour des protocoles en fonction de ceux en
vigueur au Sénégal.
Les consultations recouvrent la gynécologie, l'obstétrique et la petite enfance.
bien souvent les consultations débordent de la simple gynécologie pour englober
tous les aspects de la vie de la femme.
les consultations pour les enfants et les femmes enceintes sont gratuites (les
adultes payent en médecine générale, dentaire et optique)
Vous pouvez contacter la sage femme qui est partie en 2007 avec nous à l'adresse
suivante:
vallatemmanuelle@hotmail.com
Concernant les conditions financières, cette mission est entièrement bénévole.
Vous avez donc à régler votre billet d'avion pour Dakar (environ 500 à 600
euros) mais 66% est déductible de vos impôts car vous êtes alors adhérent de
l'association (condition indispensable pour partir en mission)
Sur place, Voiles sans frontières prend en charge les frais de déplacement et
d'hébergement. il faut juste prévoir une centaine d'euros pour la nourriture
(non déductible)
au delà de cette mission, les besoins en PMI sont importants. Nous souhaitons
créer un pôle mère enfant au sein de voiles sans frontières, qui apportera une
aide à ces soignants et ses populations. ceci peut se traduire par une aide
matériel, en recherche de financement (une maternité est en projet avancé, deux
autres en projet, formation de nouvelles matrones ou de nouvelles sage femmes),
ou améliorer nos actions de formation en les préparant avec les autorités
sénégalaises centrales.
nous recherchons donc des personnes qui imaginent pouvoir s'investir sur
quelques années au sein de notre structure entièrement bénévole (projet de
création d'un poste salarié dans moins de 12 mois)
notre objectif est de recruter pour 2008/2009 8 sages femmes. Cet objectif
semble actuellement atteint. Mais nous pouvons faire face à des désistements. je
ne manquerai pas de vous tenir informer si c'est le cas. Mais, si vous le
souhaitez, je peux vous proposer de rencontrer un membre de l'association, pour
discuter de nos projets respectifs et voir si nous pourrions, à l'avenir,
travailler ensemble, sur les missions de fin 2009, début 2010.
en espérant que ces quelques lignes auront répondu à vos questions, je reste à
votre disposition pour toute information complémentaire
vous pouvez aussi visiter notre site internet
www.voilessansfrontieres.org
merci de nous adresse votre CV et votre lettre de motivation.
il n'est pas nécessaire d'avoir une expérience humanitaire, mais lors du choix
des personnes qui partiront en mission, les formations et expériences
complémentaires seront un plus.
Vous pourrez nous rencontrer au Salon Nautique de Paris début décembre 2008
(
http://www.salonnautiqueparis.com/) où nous exposons.
je reste à votre disposition pour toute information complémentaire.
Dr Thomas GRUNEMWALD, président de Voiles Sans Frontières
June 21

280 accouchements par an !

Me voilà en Savoie dans une petite maternité où le nombre d'accouchement ne dépasse pas 300 par an.
Je prends ce soir la garde et j'ai personne en salle et une patiente sur les 12 lits que composent le service. Patiente qui est réhospitalisée ici, après 6 semaines pour une mastite.
Autant dire que si personne ne vient cette nuit, cela va être un bon dodo.
En tout cas, à première vue, cela à l'air vraiment très sympathique, les patientes ici sont chouchoutées, bien évidemment.
Le dernier accouchement à eu lieu le 15 et on est aujourd'hui le 21 au soir.
Pour le mois de juin, il n'y en a plus que trois à terme. Ils savent exactement qui est à terme et quand.
Je continuerai demain ce post, l'étayant de ma nuit passée pour voir s'il y a quelque chose de plus à rajouter.
June 17

VSF !!!

J'ai trouvé une asso démente !!!
J'errais sur notre désolent site de l'ordre national des sages-femmes dans la rubrique offre d'emploi quand je suis tombé sur cette annonce:
Sage-Femme / Mission Humanitaire
Association: Voiles Sans Frontieres
Date Annonce : 12 03 2008
region du Sine Saloum= SENEGAL

Voiles Sans Frontieres(Organisation de Solidarite internationale)recherche des Sages-Femmes pour ses missions de novembre 2008, janvier et mars 2009,plus futures misions 2010 (3semaines)dans la region du Fleuve Sine Saloum au Senegal. Prendre contact au 06 25 69 02 55, ou par Email: voilessansfrontieres@free.fr Site web: www.voilessansfrontieres.org

 Ni une ni deux, me voila sur leur site et là, comme une révélation, un appel, je me suis dit: "je veux en être"
Comment combiné la voile, une passion montante avec le goût de rendre service (par l'humanitaire) et le voyage.
Trois petites semaines loin de la ville...
June 03

Centre hospitalier dans le département de la Loire

Première fois que l'agence d'interim m'appelle pour une mission dans le public, je suis râvi.

4 heures de train de Grenoble, hôtel ** en face de la gare et maternité à 15 minutes à pied.
2000 accouchements par an (fusion là encore de deux maternités mais avec ici la particularité d'avoir fusionné une clinique avec l'hôpital non sans mal, pas mal de médecins privés sont partis). Deux sages-femmes en salle d'acc avec deux auxi. En suite de couche, deux sages-femmes, une en 12h l'autre en 7h, 4 auxi, deux en 12h, 2 en 7h et une puéricultrice. En ce moment, ils ont 5 congés mat, ce qui fait qu'il y a 3 infirmières en suite de couche et pas de sage-femme.
Pour ma part, j'étais pour deux jours, en grossepath (grossesse pathologique). 9 patientes à se partager avec une auxi.
Là encore, je suis tombé sur une équipe formidable, tant les auxi que les sages-femmes qui réfléchissaient pour plusieurs d'entres elles à faire de l'interim, nous avons donc discuter longuement sur ma petite expérience de l'intérim...
Pendant deux heures de temps, je suis descendu en salle pour aider, les filles ne faisant plus face, bien évidemment: 2 sages-femmes pour 2000 accouchements !
Les deux cadres de la salle et l'autre des grossesses patho et des suites d'accouchements m'ont appelé de chez elles pour savoir comment cela se passait et m'ont expliqué que souvent la sage-femme de grossesse patho allait aider en salle. Elles m'ont toutes les deux proposer un temps plein en août grouper en 3 fois 4 gardes, soit 4 nuits, soit deux jours deux nuits. J'ai accepté la deuxième proposition.

Changement de lieu et d'endroit, je dois aller ce mois-ci à bourg saint-Maurice dans un centre hospitalier de 350 accouchements et à Saint-Flour dans une clinique de  350 accouchements également...J'ai hâte de voir l'organisation et la charge de travail !!!

Rien de très passionnant côté pour le boulot ces jours-ci du coup...
Côté vacances, septembre une semaine en voilier sur la mer méditerranée cette fois pour 9 jours de nav, à quatre sur un 9 mètres...Ca va dech !



May 25

Nouvelle clinique, nouveau point de vue...

J'ai effectué quelques remplacements dans une clinique de Haute-Savoie.
1200 accouchements à l'année, trois sages-femmes qui se partagent le matin, la salle d'acc, les suites de couches et les consultations/césariennes prophylactiques/amniocentèse/grossesses path.
L'ambiance est sympa, très rapidement, en prenant la relève, je note le nombre d'épisio: 14 patientes sur 15 !
Très rapidement, je comprends. Ici, ce sont les obstétriciens qui font les accouchements et surtout pas les sages-femmes. Ils faut savoir les appeler au bon moment car ils sont en consultation en face et non pas le temps d'attendre, donc il coupent très rapidement et font facilement également des instrumentations.
Il faut donc que j'apprenne à appeler au dernier moment pour qu'ils n'ait pas le temps d'intervenir ou du moins juste pour récupérer l'enfant quasi sorti...
C'est tout nouveau pour moi mais c'est un challenge à se lancer.

Sinon, j'ai posé pour la première fois un "kiwi" dans une clinique lyonnaise. Un médecin ne me connaissant pas, m'a dit "fait là !"
Excité par l'idée de savoir le faire, je me suis lancé et c'est super simple. J'ai juste mis une certain temps pour trouver une fois la tête expulsée comment on retirait la ventouse mais à part cela, très intéressant. Les collègues m'ont ensuite dit de ne pas accepter ce genre de proposition pour le risque médicolégal mais le gamin était au DI, ( 10 minutes de plus et cette patiente le sortait seul son enfant). Seulement voilà le tracé était bien "dégeu" comme j'en avais pas vu depuis fort longtemps.
Voilà rien de bien nouveau. Au mois de juin, par contre, je dois aller dans un hôpital dont l'activité est de 300 accouchements par an !

May 12

Accouchement en piscine

Je suis donc retourné dans la fameuse clinique de la banlieue lyonnaise qui possède une piscine et la roue Roma...
J'étais de nuit ce week-end. Première nuit, une deuxième part arrive avec son projet de naissance: pas de peri, déambuler au maximum utilisant ballon et roue Roma, couper le cordon quand il ne bat plus, expulser en piscine et attraper ou son conjoint le nouveau-né quand il arrive. J'étais ravi de son projet, j'allais pouvoir faire mon premier accouchement officiel en piscine qui est en fait un ancien jacuzzi. La patiente arrive donc à 3 cm, en travail mais pas algique du tout, elle fait une heure de ballon puis je débranche le monito, fait un peu de ballon marche dehors et s'installe sur la Roma. Cet instrument est très intéressant et surtout très confortable. Le système en hamac permet à la fin de se balancer doucement et de faire quelques petits mouvements de bassin. 2 heures après elle est à 6 cm, je lui branche les capteurs sans fil et je lui propose donc de rejoindre la piscine sentant qu'elle est désormais rentrée dans quelque chose de plus sérieux d'ailleurs son visage à changé et on voit maintenant s'exprimer la douleur lors des contractions.
Elle s'installe dans la piscine et commence à craquer, réfléchie à nouveau à la péri. Je l'a réconforte et l'encourage à suivre son projet et l'a réexamine: 7 cm, poche des eaux bombante. Je lui propose de rompre la poche en lui expliquant que cela risque d'être beaucoup plus douloureux mais que normalement cela doit accélérer le travail et qu'elle a de grande chance d'accoucher plus vite et de respecter son projet. Elle accepte, je romps et 15 minutes après elle a envie de pousser: elle est à dilatation complète et l'enfant est à la vulve. Le conjoint rentre dans la piscine se met derrière elle. Il place ses pied sous son bassin ce qui permet une nutation de ce dernier. Pour ses pieds, ils sont posés à même le sol de la piscine. une fois la tête dehors, expulsion non retenue, trop bas (où alors il fallait que je plonge la tête !) je sens une légère difficulté pour les épaules il faut dire qu'être dans l'axe ombilico-coccygien quand la femme est dans l'eau et que je suis 1m50 au dessus d'elle s'est pas évident, si vous voyez le tableau par conséquent je la bascule d'un coup en attrapant ses chevilles et les plaçant contre le rebord de la piscine, cette fois-ci je dégage l'épaule en antérieure puis extérieure et l'invite à l'attraper, poser sur le ventre il crie immédiatement et manque de boire la tasse, l'eau arrivant sous la poitrine de la mère...Le papa coupe le cordon et je fais la délivrance dans l'eau, on m'explique ensuite que la délivrance se fait toujours sur le lit, le médecin m'explique que c'est la première fois qu'il voit cela dans l'eau...
Bref, super contact, bel accouchement. Plus rien le reste de la nuit permettant de nous allonger.
Deuxième nuit garde blanche !

May 04

Les cliniques de la banlieue lyonnaise

Déjà deux semaines ont passées depuis mon dernier message et d'autres cliniques découvertes sur la banlieue lyonnaise... Il est vrai que n'ayant toujours pas de connection internet, c'est difficile de tenir le blog à jour...

 

J’ai d’abord pris 4 gardes en clinique à Vénissieux où j’ai été très bien accueilli comme à chaque fois. Toutes les équipes que je rencontre sont très agréables avec moi et c’est très plaisant.

 

Clinique de 1200 accouchements par an avec 2 sages-femmes en salle et une auxiliaire. 2 auxi en pouponnière et une sage-femme en suite de couche. Pareil la nuit sauf qu’il n’y a plus qu’une sage-femme en salle.

Maternité qui a fusionné avec une autre clinique de Vénissieux et 1400 accouchements (avant la fusion) + 1000 accouchements de l’autre clinique a donné 1200 !

La baisse s’explique en partie par le départ de tous les obstétriciens (à part un) et du changement des prestations offertes. En effet avec la fusion, les nouveaux médecins n’ont pas voulu entendre parler de l’accouchement en piscine et de la médecine chinoise que pratiquait cette clinique et qui faisait son succès auprès des patientes qui venaient parfois de très loin pour pouvoir en profiter.

J’ai fait de la suite de couche et de la salle où comme par bonne vieille habitude, j’ai dormi toute la nuit et fait un accouchement d’une primi, une demi-heure avant de partir.

 

La deuxième clinique où j’ai effectué qu’une garde pour le moment est restée elle plus physio avec une salle piscine, gros cube de 1m5 par 2m5, rectangulaire, d’un bon mètre de haut voire un peu plus et dans laquelle la femme peut accoucher, ce qui fait pour la sage-femme qu’il faut être souple et savoir se contorsionner. La deuxième salle propose la Roma, le siège en hamac qui permet de travailler et d’accoucher en suspension en position assise, la femme peut s’étirer et se suspendre de différentes manières. Pour la sage-femme, elle peut régler la hauteur du hamac et faire un mouvement de nutation de l’ensemble de la roue très pratique. Je n’ai hélas fait encore cette nuit que deux accouchements enfin laissé faire une élève 4ième année dans la dernière salle qui est classique elle. Par contre, nous avons eu deux accouchements fabuleux avec une obstétricienne qui interdisait à l’élève de toucher l’enfant pendant l’expulsion de la tête, pas même pour retenir. Une fois la restitution naturelle, l’élève pouvait accompagner l’enfant pour les épaules. Les deux expulsions furent tout en douceur, cela me parut long, le fait de ne pas intervenir, surtout quand la tête est sortie et qu’on attend trente secondes que la restitution se fasse tout seule (la tête devenant bleue) puis attendant encore une bonne minute pour sortir l’enfant complètement. Très instructeur encore et deux périnées intacts. C’était magnifique de voir cette tête sortir millimètre par millimètre. Je dois y retourner, j’espère pouvoir utiliser la piscine ou la Roma…

 

La dernière clinique qui fait en moyenne 900 à 1000 accouchements par an, n’obtient qu’une sage-femme en salle et une en suite de couche la journée seulement. Ce qui fait que la nuit tu es seul avec l’auxi à gérer suite de couche et salle d’accouchement. Ce qui m’a plus déplu. J’ai fais un accouchement également en plein milieu de la nuit et ai dormi le reste avant de reprendre la route sur Grenoble. Je me suis quand même tapé, seul, la salle d’accouchement à nettoyer pendant que l’auxiliaire dormait. C’est à la sage-femme de faire le ménage mais un coup de main peut-être sympa. Quand j’ai demandé avec quoi je lavais ne trouvant pas de lavette ni de serpillière, elle m’a répondu vulgairement avec une « patte à cul » et pour le sol c’est pareil, tu te baisses et frotte et demain, les ASH nettoieront mieux. Bonjour l’hygiène ! J’y suis aujourd’hui où j’ai une patiente en salle. Nous sommes assez libres dans toutes ses cliniques et à ma grande surprise, ce sont les sages-femmes qui font les accouchements. Les médecins ne sont jamais sur place et le plus instructeur, c’est de prévoir le moment de l’expulsion où ils souhaitent être présents et c’est très sécurisant par conséquent.



April 17

Une clinique en Alsace

Poursuite de mes aventures sur les routes de France.
Départ cette fois-ci pour l'Alsace, ville Mulhouse. Ils ont un accent bizarre à Mulhouse (un peu de l'allemand, certainement).

6h30 de train...Passez relativement vite à lire "Les hirondelles de Kaboul" de Yasmina Khadra.
Bouquin terrible, d'une effroyable et réelle noirceur des conditions de vie du temps des Taliban.
Ce bouquin termine aussi mal qu'il a commencé, aucune étincelle d'espérance. Très poignant, très bien écrit mais qui remue plus que "l'attentat" que j'ai adoré du même auteur.
Bref le temps est passé vite à l'aller quand on a entre les mains un bon livre et le retour, je l'ai passé à essayer de dormir dans un wagon rempli de gosses en bas âges à la sortie de ma garde...

La clinique est de type mutualiste, très esthétique et assez bien organisé dans son fonctionnement. 1000 accouchements par an. Les sages-femmes font les accouchements. Les médecins sont présents et font les sutures et la délivrance (le plus chiant quoi et cela même a trois heures du mat !)
Une sage-femme en salle avec une auxiliaire qui la nuit viennent t'aider à faire le tour en suite de couche. Bien que la nuit dernière il y ait eu trois accouchements et 6 dans la journée, elles sont tout de même venues nous aider à materner les 12 bébés qu'on avait en poup.
La particularité réside en effet, la nuit ou quasiment tous les bébés sont pris en nurserie afin que les mères puissent se reposer. (cf mon tout premier post sur ce blog pour savoir ce que j'en pense...)
C'est du quasi-forcé. Toutes les césariennes, les nouvelles accouchées...Bref sur 15 femmes, 12 bébés en poup...Heureusement que le service était à moitié vide !
D'autre part j'ai été stupéfait de ce que peux gagner nos collègues sages-femmes dans cette clinique, on n'est loin des 2600 euros net des cliniques de Grenoble. La collègue, sortie en 93 de l'école, étant sur cette clinique depuis 8 ans, touche en tout est pour tout, à 75 % de temps de travail, s'il a fait un weekend dans le mois et 6 jours, 6 nuits : 1500 euros !!!! Oui vous avez bien lu !

C'est complètement hallucinant. A titre de comparaison, j'ai l'hôtel payé, le trajet (110 euros) et le tarif horaire est de 20 euros net...pour venir faire des remplacements chez eux.
Quand je lui ai dit que je touchais à l'hôpital, de nuit, à 100 %, à l'échelon 4 (c'est à dire deux ans d'ancienneté) 1880 euros net, elle n'en revenait pas. Elle ne pensait pas qu'il y avait de telles disparités de revenus dans la profession...

Bref, je ne l'envie pas...car on peut trouver les mêmes conditions de travail facilement partout ailleurs avec un salaire plus convenable, en relation directe avec le stress et la responsabilité de notre profession.

C'était une bonne garde, encore très bien accueilli. Je n'ai pas eu le temps de visité Mulhouse, mais j'y retourne pour deux gardes de jours cette fois-ci et j'irai faire un tour dans la ville...





April 14

La clinique catho

Extraordinaire !!!!
Commençons par le commencement.
Nous sommes désormais bien installés avec Manue dans notre appartement, il a maintenant du charme et nous avons plaisir à vivre dedans.
Hélas, je travaille beaucoup les week-end-end et Manue actuellement est sur Chambéry pour trois semaines en réa néonat et ne rentre que les week-end...Confus
Mais bon, c'est la vie !
Il faut que je vous raconte un peu les débuts de l'intérim...

Après un premier jour, vendredi dernier dans une clinique de Grenoble, où il est plus facile de se déplacer dans le coffre fort d'une banque, tant l'accès à toute pièce est verrouillé et ne s'ouvre que par le biais d'un badge magnétique, l'office sage-femme et même l'escalier ; changement de décor, le lendemain, avec cette fois-ci une clinique dans laquelle tu rentres comme dans un moulin...
A noter tout de même pour la première clinique, écran plat 16/9 d'un mètre de diamètre dans chaque chambre, que des chambres seules évidemment, toutes munies d'une balance extra-plate électronique rétractable sous la table-à-langer et de lit haut de gamme et où tu ne cherches pas quel bouton va monter le dossier et où tu n'es pas obligé de pomper avec ton doigt 50 fois pour que le lit daigne se lever de 20 cm mais passons tout de suite à la deuxième clinique bien plus intéressante...

En route de bonne heure le matin, levé 5 heure, pour la clinique catho !
Une fois sur place un petit panneau électronique annonce dans la cours intérieure de la clinique que les cloches sonnent les trois coups joyeux à chaque nouvelle naissance (permettant de faire passer le temps aux mamies de chirurgie). Aller c'est parti, je suis dans l'ambiance !
Je rentre donc dans cette clinique et j'erre dans les couloirs ne trouvant personne pour m'indiquer le chemin, je me retrouve en chirurgie, puis en suite de couches pour finalement redescendre les étages et trouver enfin la salle d'accouchement...
L'endroit est glauque, vétuste, petit, mal agencé...Je rencontre la sage-femme que je relève, d'origine italienne, que j'essaye de comprendre et qui m'explique l'organisation et quelques infos sur le service. Maternité niveau 1, 1500 accouchements, deux sages-femmes en salle, médecins chez eux à appeler pour qu'ils assistent à l'accouchement.
Je file me changer, en me disant "Ouais, clinique catho, ils en ont gardé que le nom".
Soudain dans l'office, je tombe nez à nez sur Soeur Marie-Elisabeth habillée tout de blanc et portant le voile !
"Bonjour, je suis votre collègue, je travaille avec vous aujourd'hui", me dit-elle !
Enfin, elle travaille avec moi aujourd'hui en salle, faut quand même composer...De 7 à 8, je suis déjà seule avec trois patientes en travail pendant qu'elle prie, puis elle re-prie entre 12 à 14 puis elle re-re-prie  vers 16h et "ma foi" s'il elle le peut, elle s'en va tout court...

Commence alors, le défiler (et je comprendrais que plus tard grâce à mon auxi, adorable, que cela faisait jaser toute la clinique l'arrivée d'un homme en maternité, un peu comme un homme qui arriverait dans un couvent: "Ciel un homme mes sœurs, cachez-vous !"Rire ) commence alors le défiler, disais-je des ""petites sœurs" (oui il y a des grades, il y a des petites sœurs et des grandes sœurs, rien à voir avec la taille Sarcastique): Sr Marie-Pierre-Simon, Sr Marie-François, Sr Marie-Catherine, Sr Marie-Jean-Claude, non je déconne pour la dernière où alors je ne l'ai pas encore rencontrée (elles sont 80 !)

Je suis du coup en plein dans l'ambiance et pour être sûr de ne pas oublier où l'on pourrait se trouver des crucifix partout nous guettent et dans chaque salle d'accouchement une petit cadre sur le rebord de l'évier, nous invite à lire une petite prière...Mythique.

Dans les salles de pré-travail, enfin quand je dis salles, les "cages" seraient plus appropriées, on trouve un lit branle ballant, une chaise des années 20, une petite fenêtre aux vieux carreaux à petits carrés opaques et un placard dans lequel se trouve l'évier où il faut tourner les robinets pour que l'eau sorte de la tige prolongé d'un bout de tuyau en plastique transparent et qui a bien vieilli ! Rassurez-vous, ils ont obtenu l'accréditation le mois dernier !!!!!!!!!
Le monitoring vaut le détour et mérite qu'on s'arrête dessus également: boite en carré couleur cakie, avec pour seuls voyants rouge, orange et vert indiquant la qualité de la réception des bruits du cœur (bdc) que tu dois d'ailleurs apprécier à l'oreille entrainée. Pas d'écran des bdc donc et encore moins des contractions par conséquent, mais du papier entrainé par des crans sort tout de même de ce truc archaïque (ça doit être allemand pour tenir si bien le coup) et permet une évaluation à postériori de l'état de l'enfant. Ah oui j'allais oublier dans certaine salle pour te laver les mains et il faut sortir et aller dans une autre.
Les salles d'accouchement sont déprimantes à souhait et dans les placards et tiroirs, modèles 1920 (également), on trouve ça et là et on compose avec ce que l'on a...
Et bien figurez-vous, que malgré tout cela, les femmes sont ravies, heureuses, enjouées, reconnaissantes, adorables quoi, parce qu'elles sont à La cli-ni-que et qu'à La cli-ni-que, c'est bien mieux qu'à l'hôpital...Bouh c'est moche et les gens sont méchants à l'hôpital !Tire la langue

Cassez les baignoires, percez les ballons, revendez les monitoring sans fils et tactiles, arrêtez les péridurales déambulatoires, faites accoucher les femmes dans la bonne vieille position gynécologique, jambes dans les étriers, n'oubliez pas l'épisiotomie... euh ...non ....la cuissectomie et vous serez de nouveau apprécier par les femmes ! Le monde à l'envers mais le monde réel !
Sinon côté papier, prenez un feuille double qui comprends sur la première page un résumé succinct de la patiente, une moitié de page pour annoter la surveillance du travail, un parthogramme sur les deux pages internes et sur la page verso, résumé de l'accouchement en haut, au milieu, résumé du séjour en suite de couche et en bas résumé de l'état de l'enfant à la naissance. Ajouter la feuille de déclaration de naissance (feuille de papier classique, pas papier carbone) et vous avez l'essentiel des papiers et du dossier. 5 minutes (parthogramme comprit) pour tout remplir: que demande le peuple ?

Des anesthésistes qui viennent de chez eux pour poser les APD et qui sont enchantés, agréables, qui parlent, qui expliquent, qui se débrouillent seuls pour la pose de la péridurale, qui rangent leur matos en partant, sympas, qui aiment leur métier. Des obstétriciens qui se placent à la tête de la patiente pour faire les délivrances dirigées et qui encouragent cette première pendant les poussées et qui te disent merci à la fin de les avoir appeler,...comment ça je délire et vous ne me croyez pas, mais si c'est vrai ! Je vous jure !
Et même que pour les césariennes et bah t'appelles chez eux l'anesthésiste, l'obstétricien, le pédiatre, l'infirmière de salle de réveil et tu appelles Petite Soeur Marie-Elisabeth pour qu'elle soit instrumentiste, Petite Sr Marie-François (puéricultrice des suite de couches) pour qu'elle récupère l'enfant et toi et bah tu tournes les pousses....

Bref deux jours merveilleux, uniques et mythiques !





 
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